Nous respectons vos données personnelles.

J'accepte En poursuivant votre navigation, ou en cliquant sur « j’accepte » vous autorisez l’installation de cookies et la collecte de vos données par l’ensemble des marques de la société ESPR ainsi que de services tiers à des fins de mesure d'audience, partage avec les réseaux sociaux, personnalisation des contenus, profilage et publicité ciblée. En savoir plus.

Acceuil Expertise Actualités Marketplace E-learning Réseau professionnel Appels d'offres Se connecter S'inscrire
Trending Now
Video primary image

Bâtiment et Travaux Publics et Construction de Routes en Côte d’Ivoire et dans la Sous-Région


Le secteur économique du bâtiment et des travaux publics, ou BTP, regroupe toutes les activités de conception et de construction des bâtiments publics et privés, industriels ou non, et des infrastructures telles que les routes ou les canalisations. Il est l’un des premiers secteurs d’activité économique.

Le contenu des activités du BTP évolue avec son temps en intégrant par exemple le BIM, la domotique et les nanomatériaux (qui demandent des précautions et un suivi particulier en termes de risques professionnels[1]) et en intégrant peu à peu des enjeux énergétiques (économies d'énergies, énergies renouvelabes), écologiques (séquence : éviter réduire, compenser), climatiques (écomatériaux, réduction de l'empreinte carbone) et d'économie circulaire (déconstruction et recyclage de matériaux, rénovation énergétique).

En France

En 2005, le BTP représentait en France un chiffre d'affaires total de 169,9 milliards d'euros dont 148,3 milliards en métropole et 21,6 milliards à l'export ou dans les DOM-TOM. Le bâtiment proprement dit représente 119,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires alors que les travaux publics produisent les 50,6 milliards restants[3]. En France en 2016, c'est en Corse que le BTP représenterait la part la plus importante du système productif, avec 10 % de la valeur ajoutée régionale, 10 600 emplois (17 % des salariés de l'île)[4] ; il y a connu une forte croissance de 2000 à 2010 grâce selon l'Insee à une demande soutenue en logements collectifs et à un investissement public (des dépenses publiques) élevé ; le marché s'est tendu à partir de 2010, mais il reste 6 200 établissements corses en 2015, qui emploient 10 600 salariés ou auto-entrepreneurs ; le gros œuvre y est surreprésenté (15 % de plus qu'en province) avec 27 % d'emploi de plus que la moyenne ailleurs, au détriment du second œuvre[4].

Le secteur se caractérise par l'existence de quatre « majors » (VinciBouygues — qui sont les deux leaders mondiaux —, Eiffage et Spie Batignolles) qui dominent 294 000 entreprises plus petites (la plupart sont des artisans et des TPE). Certains sont spécialisés dans le génie civil fluvial et maritime, tel que les aménagements de berges, les quais, les ports.

Le BTP occupe, en 2004, 1,5 million d'actifs[5] dont 1,265 million de salariés, 109 000 intérimaires (en équivalents temps plein) et 265 000 travailleurs indépendants[6].

Alors que le secteur ne représente que 7 % des actifs occupés, il totalise plus de 20 % des accidents du travail et des maladies professionnelles[7]. Il dispose d’un organisme de prévention particulier, l'Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics.

En termes de recherche et développement (R&D), bien que le BTP contribuait en 2010 à 11 % du produit intérieur brut du pays, il ne représentait que 0,3 % des dépenses de R&D (0,1 % pour le bâtiment et 0,5 % pour les travaux publics) pour une moyenne nationale de 2,4 %. C'est un des freins à l'innovation et à la modernisation identifiés dans le cadre des suites à donner au Grenelle de l'environnement et au Plan Bâtiment qui en découle[8]. Le principal acteur de recherche de l'État dans le secteur est le CSTB.

BTP et dérèglement climatique

Le BTP contribue directement et indirectement aux émissions de gaz à effet de serre, et il en est aussi victime : les trois ouragans majeurs de 2017 ont rappelé les effets dévastateurs du vent et de la pluie, mais le réchauffement climatique[9] affecte aussi chroniquement les infrastructures de transports[10] ainsi que les sols qui en supportent les fondations[11]. Selon une étude récente, cet effet n’a pas (ou pas assez) été anticipé par les constructeurs de terrasses, de route et d’autoroutes ou par les fabricants d’asphaltes[12]. Les spécifications recommandées dans les années 1970[13] sont dépassées. En dépit de nombreuses améliorations techniques, les choix d'asphaltes[14] et de certains autres matériaux faits par les ingénieurs il y a quelques décennies (par exemple entre 1964 et 1995) ne sont généralement plus appropriés au climat d’aujourd’hui[15] selon Ars Technica ; ceci dégrade la longévité des ouvrages, mais aussi leur fonctionnalité, leurs coûts d’entretien et parfois la sécurité des usagers. Selon une évaluation scientifique récente (publiée dans Nature Climate Change en 2017) les routes des États-Unis doivent pour cette raison être refaites en moyenne trois à quatre ans plus tôt que ce qui était programmé, ce qui en 2010 avait déjà coûté de treize à quatorze milliards de dollars de travaux de BTP aux seuls États-Unis. Si rien ne change, cette « inadéquation » pourrait coûter 35 milliards de dollars à ce pays entre 2017 et d'ici 2070, avec de fortes inégalités régionales [16], au profit du PIB et du BTP, mais au détriment du contribuable. En montagne, la fonte des glaciers et la déstabilisation de terrains peut aussi affecter la durabilité des infrastructures, routières notamment. Et sur les littoraux victimes d’érosion du trait de côte, il faut coûteusement reconstruire les digues de plus en plus souvent. Ces changements peuvent aussi se traduire par une augmentation des déchets du BTP.

Commentaires

0

Laissez un commentaire